21.06.2008
21 juin
Emmanuel Kant

09:30 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2008
Une vieille connaissance: le photographe de l'invisible
Propos recueillis par Mathieu Menossi pour Evene.fr - Mai 2008 [extraits]
Architecture, peinture, sculpture, et finalement photographie. Georges Rousse entremêle les expressions artistiques, les articule les unes aux autres, en-dehors de tout cloisonnement. Et par ses figures, ses formes, ses couleurs, il révèle tout le dynamisme et la vitalité contenus dans des espaces que l'on croyait "morts" ou éventrés. Eternel voyageur, artiste total, il investit ces espaces à l'utilité dépassée et à l'humanité passée. Il en décortique la moindre ligne, la moindre courbe. Archéologue de l'invisible, il bouscule et transforme les perspectives pour revitaliser le vide, lui transmettre une nouvelle dynamique. Une façon de nous forcer à "voir" les choses. D'éveiller ou de réveiller une mémoire des lieux, une histoire collective, une conscience politique. Toujours dans une volonté d'apprendre et de transmettre. A l'inverse d'un art photographique qui consisterait à représenter le monde tel qu'il est, il impose ses propres conceptions des volumes, des couleurs et de lumière. Une œuvre en mouvement perpétuel, loin de toute démarche conceptuelle.
Qu'est-ce qui vous a mené à tisser ces liens entre l'architecture, la peinture et la photographie ?
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J'ai commencé par la photographie, à la fois pour gagner ma vie et pour essayer de développer ma propre démarche. Mes références étaient les grands maîtres américains de la photo de paysages, d'architecture. Puis j'ai souhaité intervenir sur l'espace photographique proprement dit. Non pas sur l'image mais sur la réalité directement. J'ai donc commencé à peindre des personnages sur les murs. Comme une projection de mes rêves. Et dès mes premiers clichés, j'ai senti qu'il y avait une relation forte entre l'espace et la peinture qui transparaissait à travers la photographie. Elle sublime le lieu. Elle écarte les éléments les plus désagréables. Les odeurs nauséabondes, la misère, les rats qui grouillent. On a donc un espace qui est finalement dans sa séduction la plus totale. Une séduction que l'installation tend d'ailleurs à augmenter. Ma photographie essaie donc de donner le mieux de l'architecture à un moment donné. Et tout ce qui est de l'ordre du vécu, du quotidien, de l'humain disparaît.
J'ai ensuite réalisé que c'est la combinaison de la peinture, de l'action sur l'architecture et de la photographie qui était mon véritable espace d'expression.
Comment abordez-vous chaque nouvel espace ?
Quand je découvre un lieu, il y a rapidement des lignes qui m'apparaissent évidentes et qui vont conditionner le projet que je vais réaliser. Dans ce cas-là, les éléments s'imposent à moi. Mais il m'arrive également d'appliquer à un même espace des créations différentes de façon à le faire évoluer. Ou au contraire, chercher à saisir dans quelle mesure une même installation peut agir sur une série de lieux différents. Comme une façon d'évaluer les différents rapports de forces qu'impose un espace donné. Les lieux ne m'appartiennent pas. J'en suis peut-être simplement le dernier occupant. Aujourd'hui, moderniser signifie souvent "détruire pour reconstruire". Je ne suis pas d'accord avec cette vision des choses. En sublimant ces espaces, je veux démontrer qu'il est toujours possible de les restaurer, de les transformer vers un ailleurs, de prolonger leur vie. Et plus encore, de leur redonner une autre dynamique.
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Qu'est-ce qu'une anamorphose ? Et dans quelle mesure vous appuyez-vous sur ce procédé pour vos créations ?
Une anamorphose est une forme qui ne peut-être vue que d'un seul point. Je m'en sers comme d'un simple outil. L'appareil photo nous montre un point de vue unique, à partir duquel j'ai décidé d'organiser mes projets dans l'espace. Tout s'est donc mis en place à partir du regard de l'objectif. L'appareil photo est l'outil final qui me permet de dessiner dans l'espace. Et mon but est que l'observateur progresse dans l'image par un "cheminement statique". Celui du regard qui perçoit les lignes, leurs rencontres, leurs assemblages. Je ne veux pas que mon travail soit démonstratif, que l'on puisse déambuler autour de l'installation. Ma photographie fixe la situation d'un lieu à un moment donné. Elle mémorise une perspective précise. Tout s'organise de façon statique. Maintenant, notre société aime le démonstratif. On veut tout voir et tout comprendre. Les gens n'imaginent pas que je puisse passer une semaine dans un espace pour le peindre, le transformer et n'en ramener qu'une photographie. La compréhension n'est pas immédiate et on peut facilement passer à côté. Ne voir qu'un simple effet numérique, à l'opposé de ce que je voulais faire, c'est-à-dire un travail dans et sur l'espace.
Avec du recul, comment appréhendez-vous l'évolution de votre œuvre, de votre période figurative à celles des "sculptures immatérielles", en passant par la construction de vos propres sculptures ?
Pendant longtemps, mes installations se sont nourries des lieux que j'investissais. Il s'agissait pour moi d'être à l'écoute des bruits, des sensations, mais aussi de la matière, des murs, des "accidents" de l'architecture. Je scrutais chaque portion de l'espace. Et puis, j'ai réalisé que parfois le vide était trop grand et qu'il fallait le remplir. Ou à l'inverse, qu'il fallait casser pour reconstruire. Mais tout ce processus s'est mis en place peu à peu, s'amplifiant au fil de mes recherches pour occuper l'espace "autrement". Avec des transparences, des constructions spatiales de plus en plus complexes, des mots, des cartes… De cette diversité naît le mystère, faisant de chaque photographie une nouvelle expérience.

Propos recueillis par Mathieu Menossi pour Evene.fr - Mai 2008
11:21 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rousse, art, photographie
01.06.2008
70 ans et toujours la pêche!
1er juin 1938 : Et Superman fut !
C'est dans le magazine Action Comics qu'apparaissent pour la première fois les aventures de Superman. Superman, connu civilement sous le nom de Clark Kent est à la fois un journaliste timide et extraterrestre aux pouvoirs surnaturels. Il est né de l'imagination de deux amis passionnés de science-fiction, Jerry Siegel et Joe Shuster. Au début, le super-héros ne vole pas dans les airs, il peut juste bondir d'environ un kilomètre et demi. Le succès de Superman deviendra mondial à partir de 1978 grâce au film de Richard Donner, avec Christopher Reeve dans le rôle-titre.
08:55 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : superman, comics, science fiction
13.09.2007
Essayer pour adopter?
La gratuité des musées sera expérimentée au premier semestre 2008 dans neuf musées, à Paris et en région, a annoncé la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel. Cette expérimentation, souhaitée par le président de la République, est lancée avec pour objectif d'attirer au musée des publics qui traditionnellement n'y vont pas.| |
Parallèlement, une expérimentation devrait avoir lieu dans quelques musées sur des gratuités ciblées, notamment la tranche d'âge 18-26 ans. Evoquant le patrimoine et ses ressources, Christine Albanel a indiqué réfléchir à une ressource pérenne qui pourrait être "un jeu de la Française des jeux à inventer". "On rêve tous au système anglais [où la Loterie finance le patrimoine]", a-t-elle insisté.
Le ministère de la culture a par ailleurs émis l'idée de "participer, au plus vite, avec nos écoles" à un enseignement de l'histoire de l'art pour les écoliers par le biais de formations dans les IUFM par exemple. Les premières conventions pourraient être signées d'ici à la fin de l'année. Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!
La gratuité de la culture ?
Christine Albanel a néanmoins admis qu'elle avait "peur de l'idée de gratuité de la culture". "C'est lourd de conséquences, estime-t-elle. On ne peut pas lutter contre le piratage et lier le concept de gratuité et de culture."
Personnellement, je ne suis pas d'accord avec le principe de gratuité de la culture. Le fait de faire payer le ticket d'entrée permet aussi de faire respecter les lieux par le public et de lui faire prendre conscience que l'entretien et la conservation du patrimoine a un coût.
Ce qu'il faudrait, c'est réduire de manière significative le prix d'entrée. Il est évident qu'une famille de quatre personnes ne peut pas ou difficilement se permettre de dépenser 40 euros dans des tickets d'entrée au musée.
Mais 4 euros...???
21:30 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culure, gratuité, Albanel, musée
14.07.2007
La France a son single !
14 juillet 1795
Le 26 messidor an III, le député Debry émet un décret faisant de 'La Marseillaise' l'hymne national français. La chanson avait été écrite sous le titre de 'Chant de guerre pour l'armée du Rhin' dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Rouget de Lisle, alors officier en poste à Strasbourg. Mais lorsque Napoléon prend le pouvoir, l'hymne est interdit, tout comme lors du Second Empire. Ce n'est qu'en 1879 que 'La Marseillaise' deviendra définitivement l'hymne national. Mais elle continue de faire parler d'elle et d'inspirer les artistes : souvenez-vous du scandale créé par 'Aux armes, etc.' de Serge Gainsbourg...11:50 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marseillaise, 14, juillet
08.07.2007
Les sept nouvelles merveilles du monde
20:05 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : merveilles, petra, rio, colisée, taj mahal, grande, muraille
21.06.2007
21 juin: Fête de la Musique
La France est un pays qui aime la musique. 5 millions de Français ont une pratique musicale. 1 Français sur 4 va au concert au moins une fois dans l'année. 3.000 écoles de musique accueillent 800.000 élèves. Le jour de la Fête de la musique, près d'un million de Français et de Françaises chantent ou jouent d'un instrument, pour ce rendez-vous lancé dans l'Hexagone il y a 25 ans. La Fête de la musique a effectivement débuté le 21 juin 1982, jour du solstice d'été, nuit païenne se référant à l'ancienne tradition des fêtes de la Saint-Jean. Cette manifestation est aujourd'hui présente dans plus de 130 pays et 400 villes sur les 5 continents. Petite visite guidée de cette édition 2007…09:28 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 21 juin, Fête de la musique
03.06.2007
De l'art des commodités
Les Toilettes du Monde, un voyage inattendu au cœur des civilisations !
Pas besoin de chercher très loin pour savoir ce qui rassemble tous les hommes… Les toilettes ! Que ce soit aujourd’hui ou il y a plusieurs siècles, que ce soit à Panama ou en Chine et quelque soit la classe sociale, on trouve des WC, des latrines, des cabinets d’aisance… chez tous les hommes.

Morna E Gregory et Sian James nous proposent à travers leur tour du monde des petits coins une histoire des habitudes sanitaires. Loin d’être futile, cet ouvrage ludique nous apprend de nombreuses choses sur les habitudes et la culture de nombreux pays, images et anecdotes à l’appui. Saviez-vous par exemple que les plus anciennes toilettes à chasse d’eau, découvertes dans le Palais de Cnossos, datent de 1700 av. JC.?
Une fois ce livre dévoré (peut-être aux toilettes d’ailleurs), vous ne verrez plus jamais vos petits coins de la même manière…
on ne badine pas avec les toilettes. Imaginé par Philippe Starck pour ce grand hôtel, l'emplacement de ces urinoirs offre une vue magnifique sur toute la ville. On en oublierait presque pourquoi on est là !20:55 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : WC, expo, art
19.05.2007
"Faut être vigilent..."
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Ils viennent de partout. Des mères rouennaises avec enfants. Des retraités de la région. Un couple allemand "en voyage de noces". Un groupe d'Italiens, suivant la guide devant un portrait de Vélasquez. Dans la salle voisine, deux francs-tireurs échappés. "Je voulais voir les impressionnistes et ça fait dix minutes que je regarde ce Caravage... C'est moins dépaysant, mais qu'est-ce que c'est beau !"
Les impressionnistes, ils les trouveront plus loin, dans le vaste parcours de 60 salles de la collection permanente. S'ils tiennent la distance et si l'horaire du car vers Paris le permet, ils enchaîneront Caillebotte, Modigliani, Duchamp. "Nous avons beaucoup de chance, admet Laurent Salomé, le directeur du musée. La collection est exceptionnelle. Tout l'enjeu est de savoir ce que nous devons en faire. Et comment. Quand les musées américains entrevoient les modestes moyens dont nous disposons, ils sont sidérés : une seule personne pour la communication, la recherche de mécénat et le site Internet !"
150 000 EUROS D'ACHATS PAR AN
Les Américains, le Louvre à Abou Dhabi, le Centre Pompidou à Shanghaï... Vu d'ici, cela reste un autre monde. La veille, une toile de Mark Rothko a été adjugée à New York pour 72 millions de dollars. Ici, le budget d'acquisition est de 150 000 euros par an, auquel s'ajoute un peu de mécénat. "Cela nous oblige à être patients et imaginatifs dans les choix", sourit Christine Germain-Donnat, conservatrice chargée des arts décoratifs. Une toile de Daguerre, un Wim Delvoye et une cassette en fer ciselé du XVIIe siècle ont récemment enrichi les collections.
Etre imaginatif aussi dans la nature des expositions temporaires. En vrac, le duo d'artistes contemporains De Castro et Sonneville, les études botaniques de Moïse Jacobber (1786-1863), l'oeuvre du cousin et confident d'André Gide, Albert-Guillaume Desmarest (1848-1906)... "L'inflation du nombre d'expositions à travers le monde rend les oeuvres des artistes phares de plus en plus difficiles à emprunter", dit Laurent Salomé.
Un constat que le directeur s'applique à lui-même. En 2006, il a présenté huit expositions, dont les extraordinaires "Chefs-d'oeuvre des musées de Florence". Dans l'année, la fréquentation est passée de 87 000 à 154 000 visiteurs. "Mais c'est trop d'événements, reconnaît-il. L'an prochain, nous tenterons de nous limiter à six expos."
"Elargir le public" plutôt que doper les entrées, ouvrir l'institution : la ligne est claire. Laurent Salomé rêve ainsi de restructurer la librairie, d'ouvrir la cafétéria hors événements. Il insiste sur le "travail de fond", symbolisé par le nouvel espace Marcel-Duchamp : deux toiles du maître, une Boîte-en-valise et des disques optiques, accompagnés de documentation et d'oeuvres contemporaines autour du surréalisme, le tout dans une salle munie de fauteuils. Et d'un jeu d'échecs. Trois garçons de douze ans se le partagent. "Nos parents arrivent. On les attend ici." Bonne pioche !
08:05 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musée, rouen
12.05.2007
Eurovision: l'année de la Picardie
Avec la sortie de ‘Pamplemousse mécanique’ et la lourde mission de représenter la France à l’Eurovision, 2007 est décidément l’année des Fatals Picards. C’est l’occasion de rencontrer Paul et Yvan, respectivement chanteur et... chanteur, pour qu’ils nous parlent de tout et du reste.
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Paul : Pour bien rigoler il faut être sérieux. Et Sérieux, c’est mon deuxième prénom.
Yvan : C’est pas Simplet, ton deuxième prénom ?
Bernard Lavilliers, Messier, les Têtes raides, les chasseurs… Tout le monde en prend pour son grade ?
Comment se passe la phase d’écriture ?
Yvan : On écrit à trois : nous deux et Laurent, le guitariste.
Quelles sont vos influences, les groupes qui vous portent ?
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Pourquoi ce titre cinématographique ?
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Yvan : Sinon on est super sympas, mais faut pas nous casser les pieds.
Et vous n’avez pas peur de la censure avec votre signature chez Warner ?
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Une Victoire de la musique pour Khamini, les Fatals Picards à l’Eurovision : quel est le secret de la Picardie ?
Quel est votre objectif pour l’Eurovision ?
Paul : Par rapport à cette sélection, on est autant surpris qu’honorés.
Seize chansons sur l’album, ça fait moins d’un euro le morceau… Alors comment on s’en sort à l’heure du téléchargement ?
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Avec des chansons comme ‘Mon père était tellement de gauche’, ‘Au mariage de Kevin et ma soeur’, ‘Et puis merde, je vote à droite’, difficile de rester apolitique ?
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C’est de la responsabilité de l’artiste de s’engager dans ces domaines ?
Paul : Non, pas du tout. Chacun fait ce qu’il veut. Notre engagement s’arrête…
Yvan : …au bout des 80 minutes de l’album.
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Donc on ne vous voit pas aux côtés des candidats ?
Et ‘La Sécurité de l’emploi’, un hommage aux profs ?
Si vous deviez vous lancer dans un projet culturel ?
Paul : Un deuxième parc Astérix, le parc Obélix, juste en face ! Ils seraient concurrents…
Yvan : Je suis très engagé pour la restauration de tous les bâtiments haussmanniens.
Paul : Ah non, moi je ne rejoins pas Yvan
08:04 Publié dans Agenda culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fatals, Picards, eurovision



















