12.06.2008
Tête de révisions...

16:32 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.03.2008
Livrel
LE LIVRE DE DEMAIN
A peine quelques centaines de grammes, d'une qualité de lecture qui n'a rien à envier à celle du papier : ce petit gadget sur lequel on peut télécharger les textes à lire est désormais prêt à devenir un produit de masse. C'est en tout cas ce que prédisent les spécialistes. Outre les avantages du livre classique, le livre de demain, qui fonctionne comme n'importe quel terminal électronique, a l'avantage d'avoir une capacité de stockage beaucoup plus importante. En tant qu'objet, il a toutes les chances d'être très rapidement intégré dans l'univers domestique au même titre que le Ipod ou le téléphone portable, par exemple. En France, l'idée fait en tout cas son chemin. L'édition E-paper des Echos, le Cybook ou encore le Kindle d'Amazon qui ont vu le jour fin 2007 ont donné le la de la tendance à la “dématérialisation” qui s'opère dans le monde de l'édition. Le support livre électronique pourrait d'ailleurs faire très rapidement son entrée dans le domaine de l'édition scolaire. Plusieurs solutions de manuel numérique vont être expérimentées, notamment sous forme de dictionnaires et de supports pédagogiques pour l'apprentissage des langues vivantes.
Un rouleau compresseur appelé “numérisation”
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Ces projets qui ont le mérite d'assurer une certaine forme de pérennité aux oeuvres, ouvrent cependant sur d'autres problématiques dont les plus inquiétantes sont celles relatives au marché de l'édition papier. En effet, la dématérialisation du livre inquiète de plus en plus les éditeurs qui craignent que le secteur de l'édition, encore en croissance en 2007, ne subissent sérieusement le même sort que celui du disque.
Et la littérature dans tout ça ?
Le changement du support pose également une autre question non moins importante, celle de mesurer les répercutions sur la création littéraire. Comment en effet concevoir la littérature et sa réception à l'ère du tout-numérique ? Il est à noter que les premiers "romans" hypertextuels sur CD-Rom ont été publiés en France en 1996 et que de nouvelles formes d'écriture surgissent régulièrement sur le Web.
Mais si cette écriture hypertextuelle se banalise, il reste à savoir si la dimension “multimédia” de l'e-book, par exemple, induira de nouveaux processus de création notamment par l'introduction du son et de la vidéo. Des passerelles nouvelles seront-elles possibles entre les différents modes d'expression ? La littérature bénéficiera-t-elle de nouveau matériaux ? Quelle littérature pour le XXIe siècle et quels nouveaux types de rapports induiront-ils dans la relation entre l'écrivain et le lecteur ? Des questions qui ouvrent sur autant de perspectives et qui questionnent de façon fondamentale la vocation même d'être écrivain.
11:31 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre électronique, numérique
12.01.2008
Mot du jour
La zemblanité
De la même façon qu'Horace Walpole a forgé le mot « sérendipité » à partir de Serendip, William Boyd a inventé le terme opposé de « zemblanité » à partir du nom de la Nouvelle-Zemble (une île aride située dans l'océan Arctique, aux "antipodes" du Serendip - Sri-Lanka). La zemblanité se définit comme la faculté de faire exprès des découvertes malheureuses, malchanceuses, et attendues.
( Sérendipité : caractéristique d'une démarche qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue, en cherchant autre chose, voire rien de particulier. )
17:32 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sérendipité, zemblanité
15.12.2007
Knol
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Ensuite, contrairement à Wikipedia, cette nouvelle encyclopédie accueillera de la publicité. "A la discrétion de l'auteur, un Knol peut avoir des publicités. Si un auteur choisit d'avoir des publicités, Google lui offrira une part subtantielle des recettes tirées de ces publicités", explique le géant californien.
Google annonce qu'il espère que ces articles en ligne couvriront "tous les sujets, allant des concepts scientifiques à l'information médicale, de la géographie à l'histoire, les loisirs, les modes d'emploi ou les produits" et assure qu'il n'interviendra pas sur les contenus : le contrôle en "restera aux mains des auteurs".
Interrogé sur la naissance de ce nouveau concurrent, déjà surnommé par certains Googlepedia, le fondateur de Wikipedia Jimmy Wales s'est montré serein : "Google fait beaucoup de choses géniales, mais beaucoup de ces choses géniales ne réussissent pas tant que ça". La rivalité entre les deux poids lourds du net s'annonce d'autant plus vive que Wikipedia s'apprête à lancer un moteur de recherches, en concurrence directe avec Google.
21:58 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : google, web 2.0, encyclopédie, participative
06.11.2007
Nébuloscope
Le Nébuloscope est un outil qui permet de visualiser sous forme de nuage le "monde lexical" d'une requête sur le Web francophone. Vous pouvez naviguer sur le nuage de clic en clic pour affiner votre requête...
Par exemple, ici recherche sur "Documentation":
21:30 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nébusloscope, documentation, tags
22.10.2007
Lue ou pas lue, en tout cas, vue!
21:52 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Môquet, Guy, lettre
C'est quoi un prof-doc?
Souvent, quand j'explique que je prépare un CAPES Documentation pour devenir professeur-documentaliste, la première réaction de mes interlocuteurs est en fait une non-réaction. Un grand blanc s'installe...Puis, leurs yeux deviennent tout rond et enfin, ils sortent un son de leur bouche et me disent : "C'est quoi un professeur-documentaliste"?"
Alors là, je me dis que j'aurais mieux fait de me taire parce que si je me lance dans les explications, non seulement on est pas couché mais en plus, je ne suis pas certaine d'arriver à persuaduer mon interlocuteur que prof-doc, c'est un vrai métier et qu'en plus, c'est indispensable...Alors, non je ne vais pas recouvrir des livres toute ma vie et oui, les SIC ça s'apprend à l'école!
Et pour ceux qui voudraient vraiment savoir et comprendre ce que fait un prof-doc de ses semaines et qui, en même temps n'ont rien contre le fait de m'éviter une longue explication, je leur dis : être prof-doc, c'est CA .
21:26 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : professeur, documentaliste, CAPES
10.10.2007
Bien vu !
![]() Jean-Michel Salaün est directeur de l’Ecole de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’université de Montréal. Il a été, auparavant, professeur à l’Enssib et a dirigé le réseau Documents et Contenus du CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’information-documentation. |
Jean-Michel Salaün
« De nouveaux modèles d’organisation documentaire vont se construire »
Archimag. Que vous inspire cette reconnaissance desprofessionnels de l'infodoc ?
Jean-Michel Salaün. Pas grand-chose sinon qu’il est toujours gratifiant d’être reconnu, mais je ne fais carrière ni dans le show-biz, ni dans la politique [rires].
Que s'est-il passé de significatif dans votre domaine professionnel ces dernières années ?
Du côté des archives, la mise en place progressive du records management dans les organisations. Pour la documentation, le passage de la veille à l’intelligence économique. Pour les bibliothèques, enfin, leur rajeunissement par la transformation architecturale, l’ouverture et le succès de l’intégration des supports audiovisuels dans les collections offertes au public. Et pour tous, bien sûr, le numérique et l’explosion du web. Une transformation des pratiques d’écriture, de recherche, de partage, de classement, de lecture et d’écoute, favorisant la montée d’organisations fondées sur des bases économiques alternatives– moteurs, services de web 2.0 –, ce qui déplace la relation sociale au savoir et à la culture.
Quelles sont, selon vous, les perspectives de l'infodoc dans les années à venir ?
Il est hasardeux de prévoir, tellement les changements sont rapides. Pour ma part, je retiendrai principalement, sans ordre hiérarchique et au risque d’être contredit demain, les défis suivants : le déplacementdes frontières entre le public, le collectif et le privé, pour les pratiques documentaires de loisir et professionnelles, pour les modes d’organisation institutionnels et pour les régulations juridiques et techniques ; la prise en compte des bases de données comme des documents, ou l’intégration des documents dynamiques, et plus généralement l’intégration des savoirs informatiques utiles pour accompagner les changements, notamment en prévision du web sémantique ; la gestion de la mémoire, y compris celle de la preuve et de la propriété, et de l’oubli avec la pérennisation des documents numériques et leur élimination, et le passage à une échelle de grand nombre dans les documents numériques ; l’intégration des savoirs documentaires dans les pratiques quotidiennes et la place des professionnels de la documentation, le positionnement des médiateurs dans un environnement en révolution technique ; la fracture générationnelle entre les pratiques des jeunes nés, ou presque, avec le numérique et celles des autres tranches d’âges ; le départ à la retraite des baby-boomers, dans les institutions documentaires et ailleurs, et ses conséquences sur les ressources humaines, sur les pratiques culturelles et sur l’essor des fondations ; la prise en compte de la diversité culturelle dans toutes ses dimensions de patrimoine documentaire et de pratiques d’échanges de documents de toutes sortes, comme un élément constitutif des sociétés à venir. Vraisemblablement, de nouveaux modèles d’organisation documentaires vont se construire. Mais les archivistes, les bibliothécaires et les documentalistes conserveront leur mission et la responsabilité de mettre de l’ordre dans le chaos.
17:03 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Salaün, documentation, Web 2.0
ZEP>Ambition Réussite
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"Cette réforme nous est un peu tombée dessus", se rappelle Gaëlle, professeure de lettres classiques, mais l'équipe "a pris le projet à bras-le-corps". Chaque collège ambition réussite, regroupé avec les écoles ZEP de son secteur dans un "réseau", a son projet. Celui de Rimbaud pour 2007-2008 est décliné en trois "axes" dont le premier s'intitule "des pratiques pédagogiques au service de l'acquisition du socle commun". Son énoncé complet ne dirait rien à un non-enseignant : les projets d'établissements peuvent être un pur exercice de langue de bois ou une plate-forme mobilisatrice, lorsque les personnels y croient. C'est ici le cas.
Comme Sophie, enseignante en lettres modernes, Gaëlle (qui ne souhaite pas non plus que son nom soit publié) se dit néanmoins "gênée" de disposer de moyens supplémentaires "au détriment" d'autres établissements. Eric Alexandre, le principal, préfère parler à ce sujet de la "solidarité départementale". Parmi les quatre professeurs "référents" déchargés d'heures de cours pour participer à l'accompagnement des élèves, Sophie et Gaëlle assurent 9 heures de classe au lieu de 18. En fait, "c'est encore plus de travail, mais plus libre et très stimulant", disent-elles.
Arnaud Farcy, professeur de mathématiques, autre "référent", s'est investi pour sa part dans une tâche de bénédictin consistant à affiner les indicateurs de suivi des élèves, jusqu'au lycée. Un "chemin immense" a été parcouru, selon lui. La liaison entre le CM2 et la sixième a été améliorée. Parmi les dix assistants pédagogiques affectés au réseau, Adeline Buchard, qui prépare son capes de lettres, et Vincent Manchette, en master d'économie, s'occupent des études dirigées en petits groupes et du soutien individuel.
MODE DE TRAVAIL PLUS COLLECTIF
Enseignants et membres de l'administration, au fond, disent leur engagement dans un mode de travail plus collectif et plus intense. Ils attendent d'en récolter les fruits. Mais dans l'éducation nationale, les résultats ne s'obtiennent que dans un temps long. Comme l'équipe le voyait venir avec appréhension en suivant d'année en année, depuis 2005, l'évolution d'une cohorte d'élèves "sinistrée", le taux de réussite au brevet est resté très mauvais en juin 2007 : 54 %, contre 66 % en 2006.
Mais les très nets progrès réalisés en termes de comportements ont permis de faire passer au second rang l'objectif initialement premier, qui était "le respect comme exigence commune". Enfin, la volonté de "favoriser la mixité sociale" s'est traduite par un succès historique à l'échelle de l'établissement : 14 élèves venant d'une école de Saint-Pierre, le quartier chic qui jouxte le Pigeonnier, sont inscrits cette année, contre aucun il y a deux ans. C'est un petit début de réussite. "Il faut au moins quatre ans pour changer vraiment les choses", rappelle Sandrine Authouart, principale adjointe.
10:35 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ZEP, ambition, réussite, Rimbaud, Amiens
06.10.2007
De l'importance de la culture information et de l'indispensabilité des profs doc
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"Avec les communautés virtuelles, poursuit-elle, chacun prend conscience qu'il est un individu parmi des millions d'autres, mais aussi qu'il peut être contacté depuis le monde entier. Cela confère aux adolescents une légitimité nouvelle, qu'ils ne trouvent ni en famille ni dans le milieu scolaire." Au sein de la sphère privée et familiale, ces nouvelles compétences ne vont pas sans bouleverser les principes traditionnels. A la transmission descendante, des parents aux enfants, s'est ainsi ajoutée une transmission ascendante, des enfants aux parents... Et, surtout, une transmission horizontale entre pairs.
Pour ces jeunes rompus à la Toile dès l'entrée au collège, parfois même avant, les critères d'appartenance ne sont plus tant sociodémographiques (avoir tel âge, être de telle région ou dans telle classe) que relationnels. Passionnés du chanteur Sean Paul,du jeu de go ou de fusées à eau, il leur est désormais possible de se retrouver entre initiés autour d'un thème fédérateur, même si celui-ci ne réunit dans le monde que quelques centaines d'aficionados... "Se sentir unique tout en sachant qu'on n'est pas tout seul, n'est-ce pas le rêve de tout le monde, et plus encore des adolescents ?", remarque Mme Octobre, pour qui cette nouvelle conception du réseau, rodée dès le plus jeune âge, "modifiera durablement les habitudes relationnelles". Témoin le succès de Facebook (25 millions d'inscrits à ce jour), ce site de socialisation sur lequel lycéens et étudiants sont invités à décrire leur profil, et qui parie sur la simple envie d'échanger et de partager.
Tout de même : à trop fréquenter ces communautés virtuelles, nos enfants ne risqueraient-ils rien d'autre que de mauvaises rencontres ? Les dédoublements d'identité (pseudos, avatars) dont ils usent avec bonheur ne peuvent-ils être nocifs pour le développement de leur personnalité ? "Bien au contraire, l'alter ego numérique peut parfois redonner un peu de souffle à notre être réel", estime le psychologue Michael Stora, pour qui cette double personnalité, virtuelle et réelle, "est à l'image d'un fonctionnement propre au narcissisme qui s'appelle le clivage". Président de l'Organisation des mondes numériques et sciences humaines (OMNSH), il estime que le vrai danger n'est pas là. Pas plus que dans un avenir "peuplé de nomades ultra-connectés, sortes d'obèses aux doigts hypertrophiés, pur produit de notre imagination". En revanche, il craint que l'usage immodéré de l'ordinateur n'entraîne, pour les plus fragiles (des garçons, pour l'essentiel), "la disparition des rencontres en IRL" ("in real life" : dans la vie réelle).
"La cyberdépendance, quand elle est avérée, vient toujours mettre au jour un problème, remarque-t-il toutefois. Comme pour l'alcool et le tabac, l'objet technologique révèle chez certains individus une structure addictive, mais il ne la fabrique pas." Toxiques pour certains, les TIC auraient pour d'autres des fonctions curatives. "Beaucoup de gens se soignent par le biais des chats ou des forums, et utilisent ces outils comme des expériences auto-thérapeutiques", poursuit M. Stora, que la clinique a conduit à rencontrer nombre de personnes "ayant osé, grâce à cette pratique solitaire, affronter et dire certaines choses". Le Web deviendra-t-il, parmi d'autres, un remède contre les maux de l'âme ? L'avenir dira si ces lieux virtuels constituent "un nouvel opium du peuple, grâce auquel chacun pourra exprimer sa violence intérieure tout en étant, dans la vie réelle, plus soumis qu'aujourd'hui". Ou s'ils seront, au contraire, des endroits "où l'on apprendra l'insoumission"...
Moins pudiques, plus agiles et plus inventifs, les enfants de la Toile, à en croire certains, présenteraient toutefois une tare majeure : à force d'être sollicités par mille choses à la fois, leur capacité de concentration se réduirait comme peau de chagrin. Mais comment en être sûr ? Et qu'est-ce qui sera le plus utile dans la société de demain : être capable de se fixer longtemps sur une même activité, ou gérer plusieurs tâches en même temps ?
"A en juger par l'évolution récente du marché du travail, de nombreux métiers demanderont de plus en plus de savoir être polyactif", estime Mme Octobre. Pour cette sociologue, le vrai enjeu, en termes de maîtrise de la connaissance, ne concernera pas la capacité de concentration, mais la hiérarchie de l'information. "Pour réussir, il faudra de plus en plus avoir appris à trier, sélectionner et classer par ordre de pertinence la masse d'informations disponibles sur le Net. Là résideront la vraie difficulté, et la vraie source d'inégalités." Un terrain sur lequel, dès aujourd'hui, l'éducation a un rôle majeur à jouer.
21:59 Publié dans Culture de concours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Internet, culture, informationnelle, prof doc




